Didier et Jérôme ont représenté le drapeau français au championnat du monde vétérans en salle au stadium des Cezeaux à Clermont Ferrand / Aubière.
Epreuve très dur pour moi, 3km c'est très court (je fais plus du 20 et 50 km). Je manquais de vitesse et ma préparation n'avait pas été complète. Depuis quelques semaines j'avais des problèmes respiratoires dus aux allergies...Difficile dans ces conditions là de briller. De toute façon vu le niveau même au temps de ma splendeur (il y a bientôt 10 ans), je n'aurais pas pu
Il parait que j’en faisais une de drôle de tête, l’ambiance, le niveau des participants, le protocole (chambre d’appel, salle d’attente), la musculature impressionnante de mes adversaires (mais d' où sortent-ils ?) .
Bref tout cela a contribué à ma grande émotion qui a rapidement disparu au coup de pistolet.
Oh ça va vite et j’ai bien senti mon retard dès le départ des starting-blocks mais pas le temps de se poser des questions je fonce pour me retrouver le nez sur le tableau électronique où est indiqué mon temps.
Bon le chrono n’est pas trop mauvais, je dirais même pas trop mal pour un marathonien des sables. Mais quand même il est temps de me mettre sérieusement à l’entraînement pour acquérir les automatismes nécessaires.
Pour la petite histoire 8 petits centièmes m’empêchent d’avoir accès aux demi finales mais au moins j’ai pu aller boire une bonne bière avec mes fidèles supporters Marc et Gaël après cette première journée fort réussite.
Le lendemain je me lève de bonne heure avec au programme un petit footing et un réveil musculaire.
Cette fois-ci l’émotion et le stress ont vite disparu mais je sens que j’y ai laissé du jus la veille (et oui toutes ces émotions à mon grand age....on y laisse des plumes).
J’évite de regarder ce que font à l’échauffement mes adversaires, de toute façon je pense même après une bonne nuit de sommeil qu’ils doivent venir d’une autre planète vu leur musculature.
Ils ne m’impressionnent plus, y à pas que les muscles dans la vie et puis tous les jours Christelle me répète que je suis plus musclé que Louis de Funès.
Allez je me retrouve au départ couloir 2, je règle mes starts, regarde chacun de mes adversaires droit dans les yeux pour au moins en impressionner 2 et en amadouer 1 mais bah je n’ai pas l’air d’en faire des adeptes.
« Pan » c’est parti !!!
C’est aussi rapide que pour le 60 m, ça va vite, très vite, je me fais déborder, petite faute de pieds et me voilà dernier, une dernière ligne droite rageuse où je reviens un peu sur mes adversaires directs mais trop tard la ligne d'arrivée est franchie et hop direction l'écran électronique pour le temps.
25"96 là aussi je suis satisfait du temps que je réalise pour une première en salle.
Les épreuves terminées je me dirige vers le restaurant pour me rassasier en rêvant d’une mousse au
chocolat dont je me demande encore à cet instant si je l’ai mangé d’ailleurs ?
Dans l'ensemble j’ai vécu une énorme expérience avec des résultats plutôt positifs, une belle semaine d' athlétisme, bref que du bonheur.
Un grand merci à Jérôme qui m'a poussé et coaché pour cette aventure.
Un coucou au club de Gap où des gens sympas, compétents, passionnés d' athlétisme savent se mettrent au service des autres.
Nous étions 7 du club de gap, demi fondeurs, lanceurs, marcheuses et marcheurs .
Bravo à tous et à bientôt pour de prochaines aventures.
didier
Comme chantait Dianne Tell dans une de ses chansons :

