" Dans la belle ville d' Albi 3 marathoniens valentinois sont passés fièrement devant la statue de Laperouse (1741/1788) avant de franchir la ligne d'arrivée. Guy dit "forest gump" réalise 3h 51', Serge pour son premier marathon réalise 3h50 et Marc "la force tranquille" 3h35.
Bravo à eux surtout que ce marathon s'est déroulé sous une bonne chaleur et un parcours assez dur.
Quant à Nadia et Marie-Ange sur le semi marathon, elles ont reussi pleinement leur course. Marie-Ange 1h53 et Nadia 1h55. la aussi pour leur première experience sur cette distance et vu le parcours et le manque de ravitaillement (carton jaune à l'organisateur), c'est une belle reussite. Bravo à elles.
Pour les garçons sur le semi, Philipe 1h35, Bernard 1h40, Didier 1h42, Jean-Charles 1h53, David en chevalier servant 1h54, Michel 2h06 et Jean-pierre ont brillament conclu cette belle journée.bref une bien belle journée.
Didier
On pense souvent qu'un marathon est une épreuve difficile de quelques heures... Certes, mais que dire de ce qui le précède ? pour qu'Albi voit debarquer une grosse douzaine de Dromois (oui, oui, d'Ardechois aussi), il fallut en passer par quelques anecdotes que l'auteur s'engage à rapporter ici, en toute partialité bien sur, mais qui appellera sans doute à un droit de réponse dans ce même blog...Nous partîmes, donc, vers 9h, en théorie, car depuis le retard de 10mn de Nadia et Philippe puis les zigzags touristiques de Didier improvisé chauffeur dans les rues de Valence nous amenèrent rapidement à la demi-heure valentinoise. Un voyage sans encombre, ponctué de discussions dont certaines succulentes. Au passage, on peut noter Nadia qui cherche l'horoscope dans l' 'équipe' (aurait-il prédit une performance ?), Marie-Ange qui s'interroge sur la nature des ravitaillements du semi (y aura-t-il des sandwichs ? ) ou phantasme sur des boules (de glace) à la Vanille interdite par Captain Coach Didier, Jean-Pierre qui prétexte un besoin d'arrêt pipi pour rejoindre Christelle devant...
Parlons-en de Jean-Pierre, d'ailleurs : ce garcon a des besoins naturels imperatifs qu'il ne convient pas de contrarier : outre le pipi ci-dessus mentionné (il fallut s'arrêter sans delai) et la sensibilité au mal de voiture, le besoin de miam-miam s'avéra si pressant que son repas était déjà fini lorsque nous trouvâmes un coin pique-nique sympa. Repas sage, à base de pâtes ou de jambon, et quelques coups de sifflet plus tard (si, si, Coach Didier nous a mené au sifflet, des photos l'attestent), on repart, .... pour s'arrêter quelques Km plus loin une troisième fois pour l'indispensable café à St Chinian. Je vous épargnerai la description de Didier expliquant comment il laisse filer une corde d'escalade entre ses jambes, Bernard et Jean Charles se feront un plaisir de vous mimer la scène...
La suite du voyage fut plus calme, le proverbe 'quand Marie dort, un ange passe' se suffisant a lui-même pour expliquer la baisse très sensible du niveau sonore dans l'habitacle, encore que de source sure, on a appris que Marie-Ange parlait AUSSI en dormant.... On se rapproche de la Lauzere (ne serait ce pas la Lozère ?), traverse Mazamet, Castres et voici Albi. David nous y attendait avec les dossards, petite visite dans le centre d'Albi et sa cathédrale remarquable, départ pour l'hôtel, un Formule 1 dans la banlieue, puis retour dans le centre pour une soirée pâtes pizza sympa où la carte des desserts au chocolat restera un souvenir de péché inassouvi pénible, quoique quelques excès, et personne ne dénoncera Jean Charles, laisseront des traces de chantilly sur la pellicule photo (ndlr : génial pour l'appareil photo numérique). Philippe sera quant à lui plus discret pour s'évader avec des copains du coin le temps d'un verre d'Armagnac que Didier ne soupçonna jamais (Je suis bien obligé de le dire, de toute façon, Bernard veut me dénoncer !). Retour a l'hôtel, où les couples se forment, en chambre de deux, mais le coach est catégorique : « l'exercice de nuit en couple vaut bien un 800m, alors par d'excès ! ». Puis il emmena sa Christelle promise chambre 108 où on ne le revit plus jusqu'au lendemain.... tout comme Nadia et David, partis pour le meilleur aussi dans leur camping-car de noce. On ne sait si Michel ou Serge respectèrent cette consigne, car la suite nous apprendra que la course du lendemain leur fut particulièrement pénible, surtout les 800 derniers mètres....Le lendemain, donc, qui commence par un déjeuner en tête a tête, ou chacun avait en face de lui un miroir l'informant de la présence de cernes sous ses yeux ou d'un point noir sur son nez. Tout le monde est prêt a 7h30, on retrouve les tourtereaux de Chabeuil (pas facile, ils répondent jamais sur leur portable parait-il), on suit CCD (captain Coach Didier en plus court) comme une nichée d'oisillons suivant maman poule, arrêt toilettes, on s'échauffe, arrêt toilettes, quelques étirements, arrêt toilettes, on va rejoindre la ligne de départ... Où sont les filles ? ah oui, arrêt toilettes...
Et c'est parti, entre 1h35 d'effort pour les plus fainéants à près de 4h05 pour les plus courageux. Une course un peu décevante, sans attraits, qui verra une grosse colère de CCD sur la ligne d'arrivée, car le ravitaillement du 10km n'avait pas été prévu. Et quand on connaît la rigueur de notre entraîneur national pour le soin a apporter au ravitaillement. L'était pas content, mais l'avait bien raison !On se retrouve à l'arrivée, Michel pris par une sciatique qui le ferra souffrir en silence tout le trajet retour (ca va mieux michel ?), Serge grimaçant des suites de crampes carabinées, Marc boudeur et déçu par son temps, alors qu'il tint longtemps le rythme de 3h20, Nadia rassurée et reconnaissante de l'accompagnement de David, qui n'accéléra qu'à l'arrivée, Guy fatigué mais qui récupère vite finalement (et puis il a une réputation de coureur de 100km à défendre !), Jean-Charles extenué par.... les bavardages continuels de Marie-Ange, MEME en courant, Marie-Ange ravie et de bonne humeur, comme d'hab, Bernard, rouge d'efforts après un superbe sprint à l'arrivée... Quand même, satisfaction générale, on traîne un peu, on se douche puis on se dépêche pour voir Marc a l'arrivée, puis... on attend Christelle partie se doucher aussi.... mais ensuite !Le retour est plus calme, bien sûr, fatigue oblige, sauf notre Didier national, fidèle au volant jusqu'au bout, et qui sera allé jusqu'à faire l'avance de tous les frais pour faciliter les comptes.Merci Didier, ce bon week end t'appartient !
Philippe
