Premier 100, premier Millau. Que dire à part « GENIAL !
D'abord, et bien oui je suis arrivé au bout !
Non sans mal et un peu fatigué, il est vrai que la distance est la bagatelle de 100 kms.
Une ambiance exceptionnelle ! La fête à Millau quoi !
Du retrait des dossards, en passant par les stands, les ravitaillements, les gens de l'organisation, les coureurs, les gens déguisés, les marcheurs, ... .
Beaucoup de monde au bord des routes avec toujours un mot gentil pour nous encourager.
Un parcours magique !
Les paysages sont magnifiques avec le fameux viaduc et les non moins fameuses côtes de Creissels, Tiergues et autres petites bosses.
Le tout sous un soleil éclatant qui d'ailleurs sera fatal à certains.
Et je n'oublie pas la tombée de la nuit, les étoiles qui apparaissent, le froid qui s’installe, les frontales qui s'allument peu à peu. Grâce à tout cela, une course difficile mais jamais lassante. Les buttes, les côtes, les descentes, les plats, les faux plats sont autant d'occasion d'adapter son allure et de varier sa foulée.
La tête et les jambes qui fonctionnent.
C'est bien ça le plus dingue. Passé le marathon (bonjour Didier quelle surprise que de te voir là), c'est le plongeon dans l'inconnu. Impossible de savoir comment la fabuleuse machine humaine va réagir. Et puis les kms passent, les ravitaillements se succèdent. De temps en temps, je réalise que j'en suis au 50ème!, au 60ème, au 85ème ... .
Tout au long du parcours entre Millau et Saint-Affrique, j'aurai alterné course et marche, surtout dans les deux grosses montées (merci encore Didier de m’avoir expliqué comment attaquer les côtes).
Je n’ai pas eu trop mal physiquement jusqu’à maintenant ; pas de douleurs, de petits bobos, juste un coup de chaleur.
Une fois arrivé au 90ème km je sais que je terminerai ! Après tout, il ne reste que 10 kms.
Ouf j’y suis, passage sous le portique, photo, l'animateur qui annonce mon nom, le diplôme, le cadeau souvenir.
J'ai réussi et je suis centbornard
Merci à tous ceux, qui de près ou de loin m’ont encouragé, en particulier Didier pour m’avoir suivi dans toute ma préparation, Jérôme pour ses quelques conseils forts utiles et mon coéquipier David qui sans lui je ne me serais peut être pas assez ravitaillé comme il le fallait tout le long du parcours (une vraie petite nounou celui là).
La dernière chose à quoi je pense à cet instant « C'est sûr, je reviendrai ! »
Marc